LE COIN DE L’INOUÏ

Electro expérimentale, groovy inovateur… chaque mois, Jazz Etc… vous fait découvrir les nouvelles tendances du moment. Et comme vous n’avez pas été sages, on en écoute un extrait.

Martin Tétreualt.gif (4019 octets)

MARTIN TETRAULT – OTOMO YOSHIHIDE

Studio – Analogique – Numérique

Ambiance Magnétiques 111 – Orkhêstra

Coincés dans un mignon coffret blanc à l’esthétique amoureusement sobre, les trois mini-CD de cette rencontre Tétreault-Yoshihide raviront les amateurs du genre. Au début, est l’enregistrement, le 1er novembre 2000 au studio La Varenne de Saint-Hilaire, de quatre improvisations déchaînées. Sustain, saturations, glissements continus, grésillements, scratch à profusion, sifflements perçants, soit l’alphabet sidérurgique quotidien de nos deux bricoleurs en herbe. Trois ans plus tard, les deux musiciens remixeront séparément le matériau originel. Martin Tétreault préfère passer par le mode analogique de ses vieux magnétophones à bandes tandis que Yoshihide remixe le tout numériquement. Le Québécois aime les soubassements malades, les sons fantômes et les sirènes stridentes. J’aime chez lui son sens inné des progressions fiévreuses et des montées incertaines. Le Japonais favorise le tranchant, l’effet percussif. Ça commence par des coups secs (ça finira d’ailleurs ainsi) avant que ne s’invitent chaos et roulements à billes corrodés. Le champ sonore ne cesse alors de s’élargir de métaux déviants tout au long d’un remix d’une vingtaine de minutes (Tétreault découpera, lui, son remix en cinq séquences). A nouveau une réussite exemplaire du label québécois Ambiances Magnétiques.